Les poissons du bassin

Le poisson rouge

 

 

Le poisson rouge est l'animal de compagnie le plus courant en France. Domestiqué depuis environ 2000 ans en Chine, il a été décliné sous bon nombre de variétés. Souvent associé à un bocal d'une dizaine de litres placé en appartement, il a en fait besoin de 100 l minimum pour bien vivre. C'est un poisson pacifique, grégaire et même doux qui supporte tous les compagnons que l'on peut lui attribuer. Il convient parfaitement aux mini-bassins et aux poubellariums (1 individu pour 0,1 m3). Il faut veiller à ne pas trop le nourrir, car il ne sait pas se raisonner et meurt d'indigestion. Pouvant atteindre 30 cm, il peut vivre pendant 30 ans. Les plantes destinées à cohabiter avec lui ont intérêt à être dures, sous peine d'être mordillées. Pourquoi ne pas le placer dans un bocal ? En fait quand on dit que le poisson rouge grandit en fonction de son habitat c'est à la fois vrai et faux : le poisson ne dépassera pas les 5 cm, mais ses organes vont continuer de grandir et le poisson va mourir dans d'atroces souffrances. Souvent les vendeurs donnent de fausses indications ce qui met les débutants aquariophiles en plein dans l'erreur du bocal (la jardinerie de Chevreuse, par-exemple, m'a déjà indiqué un jour, que c'était 10 l pour un poisson rouge. On est loin des 100 l exigés par l'animal). Le poisson rouge n'a pas besoin d'être rentré l'hiver. Il supporte le gel. La température du bassin ne doit pas s'élever au-dessus de 30° C l'été (l'idéal étant 25° C). Très sociable, il a cependant tendance à se nourrir de ses propres alevins (ci-dessous : un carassin commun).

 

Le poisson jaune

Le poisson jaune n'est pas une espèce ni une variété à part entière, c'est juste un coloris jaune du poisson rouge. Il a les mêmes besoins que ce dernier. En fait le terme "poisson jaune" est apparu il y a très peu de temps dans les jardineries.

 

Le poisson "rouge" noir ou poisson chocolat

Le poisson chocolat n'est pas à manger (du moins pas celui-là) ! C'est simplement un coloris très foncé, voire noir du poisson rouge commun. Là aussi ces deux thermes ont été inventé récemment en jardinerie/animalerie.

Le comète

Le comète est une variété du poisson rouge reconnaissable à sa longue queue fourchue. Particulièrement apprécié aux Etats-Unis, il est plus petit et plus mince que le poisson rouge commun.

Le shubunkin

Le shubunkin est lui aussi une variété de poisson rouge. Il a lui-même été décliné sous de nombreuses variétés. De la même taille que le poisson rouge commun, il s'en distingue par ses couleurs variés : rouge, noir, blanc et bleuté. Avec le poisson rouge commun et le queue de voile, il est le poisson le plus répandu sur le marché animalier français.

Le queue de voile ou voile de Chine

Le queue de voile ou voile de Chine est une variante du poisson rouge qui possède une longue queue double. Plus petit que les poissons rouges communs, les shubukins et les comètes, il ne dépasse pas en général les 10 cm. Il faut éviter de le maintenir avec des poissons turbulents, car il est lent et calme. Il lui faut une eau légèrement plus chaude que les poissons rouges à queue normale.

 

Le télescope

Le télescope est une variété du queue de voile qui se reconnaît à ses yeux hypertrophiés. Ses derniers sont parfois asymétriques. Très sociable et résistant il a besoin d'une eau plus chaude que le poisson rouge commun, et ne doit pas être placé en compagnie d'espèces trop vives.

 

Le perlé

Le perlé est une variante du queue de voile, qui se caractérise par ses écailles courbées en forme de perle dont il tire son nom.

 

L'oranda

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L'oranda est une forme de queue de voile avec une excroissance rouge sur la tête. Magnifique poisson (c'est selon), il s'adapte très bien à un bac d'ensemble à condition de ne pas le faire cohabiter avec des espèces trop vives. Le plus grand oranda mesurait 37 cm !

 

Le bubble eye ou uranoscope

Le bubble eye est lui aussi une des nombreuses variétés du queue de voile. Ses yeux sont situés sur le haut de joues gonflées de la même manière que des bulles, dont il tire son nom. Ses yeux regardent vers le ciel d'où son deuxième nom d'uranoscope. Extrêmement fragile, il ne doit y avoir aucun autre poisson (sauf un autre de la même variété) dans son aquarium. S'il vit dans un bassin, il faut veiller à ce qu'il n'y ait rien qui puisse percer ses joues. Celles-ci une fois crevées, ne se regonflent pas ce qui entraîne la mort de l'animal. Seul un petit trou peut être petit à petit recouvert de peau. En fait l'idéal est qu'il vive en aquarium seul ou avec un compagnon semblable dans une eau légèrement chauffée autour de 22/23° C.

 La carpe koï

La carpe koï est une variété domestique de la carpe apparue en Chine, puis reprise par le Japon depuis plus de 1000 ans. Souvent confondue avec le poisson rouge, elle s'en distingue par la présence de deux barbillons à côté de la bouche, et par sa taille nettement plus importante : jusqu'à 1 m ! Pouvant peser 100 kg, c'est le plus grand poisson d'ornement avec la carpe miroir après l'esturgeon. A cause de sa ressemblance avec un poisson rouge, elle est souvent achetée par des débutants aquariophiles qui la mettent en aquarium. Sachant qu'elle a besoin de 1 m3, soit 1000 l d'eau, sa place est en bassin. Pour éviter toute prédation, on peut cependant l'élever dans un aquarium de minimum 600/700 l, quand elle est encore petite. Contrairement aux poissons rouges qui a été au fil du temps "transformé" en variétés bien différentes du modèle d'origine, la koï a toujours gardé sa forme première. Depuis quelques années, bon nombre de variétés sont apparues principalement en Malaisie, Israël et Europe. Cependant, le Japon reste le plus grand et le meilleur éleveur de carpes koïs. Elle cohabite parfaitement avec tous type de poissons. Dans les bassins, où les poissons sont souvent menacés par les hérons, les koïs ont l'avantage de leur taille et de leur poids impressionnants. Pourtant, les hérons les attaque en les piquant du bec et en les soulevant pour "tester" leur poids. Bien souvent elles ne survivent pas plus de quelques jours à leurs blessures (ci-dessus une kohaku, ci-dessous une tancho).

La carpe miroir

De la même sous-espèce que la carpe koï, la carpe miroir est probablement à l'origine de la première. Très répandue à l'état sauvage, elle n'est pas très connue dans les bassins, car elle est peu vendue dans le commerce. Pouvant peser plus de 100 kg et mesurer plus de 1 m, elle nécessite un volume minimum de 1 à 1,5 m3. On la reconnaît de la carpe commune grâce à ses écailles dorées qui parsèment son corps. Là où il n'y a pas d'écailles dorées, le corps est lisse, sans écailles.

 

La carpe herbivore ou carpe amour

La carpe herbivore qui peut atteindre 1,5 m et peser plus de 50 kg, a été introduite dans de nombreux pays, dont la France, pour lutter contre les végétaux nuisibles. En revanche, elle s'est avérée elle aussi nuisible, puisqu'elle est devenue invasive localement et contribue à la destruction des herbiers aquatiques. Souvent élevée en aquaculture, elle s'est répandue rapidement dans le commerce des poissons de bassin. Elle nécessite un volume de 1 m3 et est entièrement herbivore (elles mangent quelques vers de temps en temps). Pour éviter qu'elle s'attaque aux plantes du bassin, il faut veiller à lui offrir une nourriture bien spécifique à base de végétaux. Elle peut vivre 30 ans et est très sociable. Un seul individu est nécessaire, car la carpe herbivore se mêle souvent aux groupes de carpes. Elle est originaire de Chine, principalement du fleuve Amour d'où son nom.

 

La tanche de Mongolie

La tanche de Mongolie est une variété domestique d'origine asiatique de la tanche européenne. Elle mesure en moyenne 50 cm et a besoin d'un bassin de 1 m de profondeur, car c'est un poisson de fond. Elle est très sociable et se reproduit à 23° C (image tirée du site Aquakoï).

 

 La bouvière

La bouvière est un petit cyprinidé de 5 à 6 cm (voir 12 cm au maximum) qui a pour particularité de pondre ses oeufs dans une moule d'eau douce. Les alevins se nourrissent pendant ce temps du sang de la moule. Réciproquement, la moule dépose ses larves sur les branchies de la bouvière (ou d'un autre poisson) où ils grandissent puis éclosent. Ainsi se propagent les moules et les bouvières. L'avantage, c'est qu'un ainsi les alevins du poisson sont moins exposés à la prédation des ides mélanotes, par-exemple. Hélas, ce poisson est très peu rencontré dans le commerce. Il est impossible de s'en procurer dans la nature, car cette espèce en pleine régression (qui se rencontre encore couramment dans la Loire ou certaines rivières d'Ile-de-France), est désormais protégée. La bouvière arbore une belle ligne turquoise sur chacun de ses flancs.

 

Le gardon bleu et le gardon rouge ou rotengle

 

Le gardon bleu (à gauche) et le gardon rouge (à droite), sont des formes domestiques du rotengle. Ils sont plus petits que les spécimens sauvages (jusqu'à 51 cm), puisqu'ils mesurent au maximum 30 cm. Comme leur ancêtre sauvage ils vivent en banc. Ils peuvent s'hybrider avec des gardons. A l'état sauvage c'est d'ailleurs chose courante, les deux espèces vivant ensemble. Le rotengle est cependant plus grand, plus fort et plus lourd (maximum : 2,1 kg). Pouvant vivre au maximum 19 ans, c'est un poisson très paisible en régression à l'état naturel (ci-dessous à gauche : un rotengle sauvage, ci-dessous à droite : un gardon). Les images ci-dessus sont tirées du site Aquakoï.

 

Le red shiner

Le red shiner est un cyprinidé (comme tous les poissons présentés jusqu'ici), de couleur très vive, qui est grégaire. Le minimum d'individus à maintenir est de 3. Ce poisson nécessite un volume de 20 l minimum. Etant robuste, il ne faut à aucun prix le relâcher dans la nature, où il pourrait vite devenir invasif (il vient des Etats-Unis). Adulte, il mesure 8 cm. C'est un poisson qui aime le courant. (image tirée du site inspirations.desjardins.fr).

 

Le vairon à gorge rouge

Le vairon à gorge rouge est un cyprinidé, qui comme le vairon européen se pare de rouge pour séduire les femelles. Ce poisson d'eau froide est parfois placé en bassin où il s'acclimate très bien. Il est originaire des Etats-Unis, et comme son parent le red shiner, il ne faut pas le relâcher dans la nature, car il aurait tôt fait de prendre la place des populations piscicoles autochtones. Il mesure environ 5 cm à l'âge adulte. Il est extrêmement rare sur le marché aquariophile, tout comme le red shiner (un peu plus quand même que ce dernier). C'est un poisson qui vit en banc d'une dizaine d'individus.

 

L'ide mélanote

L'ide mélanote est également un cyprinidé, mais entièrement carnivore cette fois. Elle se nourrit principalement d'insectes qu'elle attrape en surface. Elle est également très utile dans la lutte contre la prolifération des escargots aquatiques dont elle raffole. L'ide mélanote est la plus grande adversaire (du moins une des plus grandes) des alevins dans leur lutte pour la survie. En effet elle ne se nourrit pour ainsi dire que de ça dès qu'il y en a. Un mâle peut atteindre 76 cm. Le poids maximum d'une ide est 4 kg. Elle peut vivre 20 ans. Pour les plus grands poissons, pas d'inquiétude, elle se mêle aux bancs de koïs et de poissons rouges. On la trouve sous divers coloris : blanc, rouge, couleur naturelle (gris argenté)... A l'état sauvage elle est recherchée, voire très recherchée par les pêcheurs, pour sa force et sa combativité. Un minimum de 5 individus est nécessaire. L'ide requiert un volume de 1m3 par individu.

 

Le néon du pauvre

Le néon du pauvre est originaire du sud de la Chine, il n'en reste pas moins un magnifique poisson d'eau froide. Son nom de "néon" lui vient de sa ressemblance avec les petits characidés d'Amérique du Sud, mais avec des conditions de maintenance aisées. Parfait "compagnon" pour des poissons rouges ou autre poissons de bassin (éviter les barbottes), il apprécie des températures de 15 à 20° C, mais supporte facilement les températures de 5 à 25° C. Il peut supporter le gel l'hiver. C'est un poisson grégaire à maintenir en groupe d'au moins 6 individus qui mesure 4 à 6 cm. Il existe une variante "Gold" (albinos).

Le poisson baromètre ou loche d'étang

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Le poisson baromètre est en fait appelé loche d'étang par erreur : la véritable loche d'étang, est un poisson qui ne vit pratiquement plus qu'en Suisse, du fait de sa disparition progressive du sol français. Avec elle, nous sortons du monde des cyprinidés, pour nous intéresser brièvement à celui des cobitidés (famille très proche des cyprinidés). Elle est appelée poisson baromètre car sa façon de nager varie en fonction de la pression atmosphérique. Le poisson baromètre mesure 28 cm. La plupart du temps il est maintenu en aquarium tropical, ce qui raccourcit considérablement son espérance de vie qui peut atteindre 10 ans. Ces poissons vivent en petits groupes (minimum 2/3 individus). Ils peuvent se cacher dans le substrat, et alors seule leur tête dépasse. Le poisson baromètre détecte sa nourriture grâce à ses barbillons. C'est un poisson très sociable, qui ignore ses voisins. Il est principalement nocturne. Il faut veiller à placer un grillage fin devant le filtre ou autres appareils, car ce poisson peut se glisser dans la moindre faille. Il peut jeûner longtemps. Cette loche est très apprécié des aquariophiles pour son "nettoyage" rapide et très efficace. Ce poisson est originaire d'Asie du Sud-Est. C'est pourtant un poisson d'eau froide uniquement.

 

La barbotte brune

La barbotte brune, de la famille des ictaluridés (poissons proches des cyprinidés), ressemble fortement au poisson-chat de nos rivières, fortement invasif. Pourtant on ne la rencontre pas à l'état sauvage en France. Pour la reconnaître de son cousin invasif :

- elle est plus grande : 55 cm contre une vingtaine de centimètres pour le poisson-chat commun

- elle est plus lourde : jusqu'à 2,8 kg

- elle est de couleur marron.

 

Cette espèce a colonisé cependant l'Iran et la Turquie. Il faut donc veiller à ne pas la relâcher dans la nature. Très grasse, c'est un poisson à ne pas faire cohabiter avec des espèces trop petites : poissons paradis, néons du pauvre, gambusies... En revanche elle est utile pour se débarasser des alevins trop encombrants. Elle a besoin d'un volume minimum de 1m3. Peu recommandée par les aquariophiles en raison de son comportement nocturne et de sa couleur terne, elle reste un poisson sociable avec les grosses espèces (poissons rouges, carpes koïs, ides...).

 

La gambusie

 La gambusie qui ressemble fortement au guppy, est souvent considéré en tant que poisson tropical. Idée fausse car elle peut vivre dans une eau de 12 à 28° C, voire 5 à 34° C ! Même à des températures froides elles vivent parfaitement bien restant actives même sous le gel ! Originaire des Etats-Unis, la gambusie a été introduite dans de nombreux pays, dont la France, pour lutter contre la propagation des moustiques. Elle s'est révélée très efficace dans ce domaine. Mais elle est également devenue envahissante localement. On la retrouve parfois dans des fossés de quelques centimètres de profondeur. Le mâle mesure 3 cm, la femelle 7 cm. Ce poisson vit seul, en couple ou en groupe. Elle vit volontiers en eau saumâtre. Elle peut être placé en eau de mer pendant quelques minutes (jusqu'à un quart d'heure !). La gambusie appartient à l'ordre des cyprinodontiformes, un ordre voisin des cyprinidés. Elle se nourrit de larves d'insectes et d'alevins. Elle se nourrit de ses propres petits. Les gros poissons "carnivores" comme les esturgeons et les barbottes sont à éviter avec elle.

Le poisson-paradis

Appelé ainsi en raison de ses couleurs chatoyantes, le poisson-paradis est la "version" eau froide du combattant et des gouramis. En effet il appartient à la même famille. La seule différence est qu'il vive uniquement en eau froide (15 à 25° C). Comme le combattant, c'est un poisson territorial qui ne supporte pas les autres mâles de son espèce (ni les mâles combattants). Il cohabite à merveille avec des poissons rouges. Souvent élevé en aquarium, il peut cependant vivre en bassin à condition de le rentrer quand il fait trop froid pour lui. Adulte, il mesure 10 cm. Pour le maintenir en aquarium, celui-ci doit avoir un volume minimum de 100 l (qu'il peut partager avec d'autres poissons). En bassin, le poisson-paradis ne doit pas cohabiter avec des barbottes, sous peine de servir de petit déjeuner. Il est originaire d'Asie du Sud-Est.

La perche soleil ou crapet-soleil

 

La perche soleil, est invasive en France. Elle est donc désormais interdite à la vente (bien qu'on en trouve encore parfois dans le commerce). La seule solution de s'en procurer est d'en attraper une sauvage. Mais là, nouveau problème : il est interdit de la conserver vivante. A part cela, la perche soleil, de la famille des centrarchidés, à tendance à supplanter les perches européennes. Les oeufs de ces dernières sont en effet un délice pour le crapet soleil. Cet envahisseur est originaire des Etats-Unis. En bassin ou en aquarium il faut la nourrir de petits vers. Sa bouche ne lui permet pas d'en absorber des gros. 30 l est le minimum pour ce poisson qui peut vivre une dizaine d'années. La perche soleil mesure de 10 à 15 cm, 22 cm pour les gros individus. La plus lourde qui ait été pêchée pesait 630 g. Il ne faut pas la faire cohabiter avec des poissons rouge voilés, car étant très vive et parfois agressive, elle risque de les affoler. Il ne faut pas non plus la mettre avec des barbottes, car elle risque de se faire manger. Enfin, il est risqué de la faire vivre avec un poisson-paradis mâle, car ayant tout deux des couleurs vives (et à peu près les mêmes), un combat est plus que probable. Le poisson-paradis n'aurait pratiquement aucune chance de vaincre son adversaire. Elle est utile dans la lutte contre les alevins.

 

L'esturgeon

L'esturgeon est un type de poisson primitif apparu à l'ère primaire, bien avant l'apparition des dinosaures (les premiers esturgeons vivaient au Carbonifère). En bassin, les différentes espèces d'esturgeons commercialisées ne dépassent généralement pas 1/1,5 m. Cependant, des spécimens de plus de 3 m (6 m parfois) peuvent être rencontrés dans la nature. L'espèce la plus souvent vendue est l'esturgeon diamant, originaire de Sibérie. Il aime les eaux fraîches et la vie à plusieurs. Poisson très sociable, il ne doit pas vivre avec de petits poissons( néons, poissons-paradis...) car son alimentation dans la nature est composée d'invertébrés et de petits poissons. Il lui faut une alimentation spécifique qui se répand dans le fond du bassin. Celui-ci devra avoir un volume minimum de 15 m3 et une profondeur d'au moins 1 m. Avec sa taille imposante, son allure de requin et sa répartition d'origine (Sibérie), l'esturgeon a tout du poisson extrêmement résistant... Et pourtant il reste fragile : le bassin ne devra pas comporter des algues filamenteuses ou des tuyaux qui dépassent, car il risque de se prendre dedans. Un fois pris dedans, il n peut plus reculer ni respirer. En effet comme les requins, il a besoin de nager continuellement pour que l'oxygène pénètre dans ses branchies. Il ne faut pas le relâcher dans la nature, car ceux qui y ont déjà été introduits sont une menace en plus pour l'esturgeon européen. Ce dernier, en danger critique d'extinction, ne vit plus (en France) qu'en Charente-Maritime, dans le golfe de Gascogne et à certains endroits de la Loire (ci-dessous un esturgeon européen).

 

 

 

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