Les amphibiens du bassin

 La grenouille verte

 Grenouille verte

La grenouille verte est connue de tout le monde. Elle est considérée comme un des plus pacifiques animaux, mais loin de là ! Cet amphibien, est un redoutable carnassier de 7 à 12 cm de long, qui se nourrit d'araignées, insectes, mille-pattes, têtards, grenouilles plus petites, petits poissons et plus généralement tout ce qui est à sa portée ! Elle est le résultat de l'hybridation très fréquente de la grenouille verte de Lessona et de la grenouille rieuse. La grenouille verte est bien plus aquatique que sa proche parente la grenouille rousse, et on la rencontre dans l'eau du début du printemps à l'automne. Elle pond de mai à juillet. Elle entre en hibernation dans la vase en octobre-novembre. On rencontre parfois des individus bleus ou encore jaune, résultat d'une hybridation souvent imparfaite. On la rencontre dans toutes les eaux stagnantes et à cours lents. Comme dans les croyances populaires elles adorent "poser" sur les nénuphars. La grenouille verte est protégée en France, mais sa pêche est autorisée. Elle reste courante.

La grenouille rousse

 Grenouille rousse

La grenouille rousse est bien plus terrestre que la verte et ne doit pas être confondue avec un petit crapaud. Elle mesure autour de 7 cm et se nourrit de la même façon que la verte en exceptant cependant les alevins, les petites grenouilles et les têtards. On la rencontre plus en forêt ou dans les haies. Elle ne se rendra au bassin que de février à avril pour pondre. On la rencontre également à l'eau parfois en été lors de fortes chaleurs. Elle est étrangement moins craintive. Parfois, les grenouilles rousses mâles, au lieu d'étreindre les femelles, serrent des pierres et mêmes des poissons qui meurent étouffés. On en voit parfois à la reproduction qui tentent de s'accoupler avec des crapauds, mais cela ne donne rien. Elle n'est pas rare.

Le crapaud commun

 Bufo bufo, Crapaud commun (France)

Non, le crapaud commun n'est pas le mâle de la grenouille ! Pour le différencier il y a différentes façons : déjà le crapaud est plus gros (5 à 20 cm, parfois plus dans le sud de la France), il a des pustules qui lui servent à se protéger de la chaleur car il ne va pas dans l'eau, il a des petites pattes et est trapu et de plus il ne saute pas. Cet anoure se nourrit d'insectes, limaces, vers de terre, petites grenouilles et crapauds plus petits et les plus gros individus vont même jusqu'à dévorer des petits lézards, souriceaux et même jeunes serpents ! Le crapaud ne se montrera au bassin que de février à avril pour la reproduction. Parfois il le gagne en automne là ou le temps est plus frais. En été et le reste du printemps où il n'est pas dans l'eau, on le trouve dans les bois, les haies et les champs. En hiver le crapaud commun hiberne sous des pierres ou dans des vieilles souches. Il a très peu de prédateurs, car ceux qui osent le prendre dans leur gueule pour le dévorer ressentent un terrible goût amer qui est en fait un liquide "empoisonné". Ce liquide n'est pas dangereux mais rend malade.

L'alyte accoucheur et le sonneur à ventre jaune

  Sonneur à ventre jaune

L'alyte accoucheur (à gauche) est un animal exceptionnel : le mâle porte les œufs de la femelle sur son dos et va de temps à autre les mouiller ! Au moment de l'éclosion il les dépose dans l'eau. Pourtant hormis cette particularité, il a un aspect peu engageant : cet anoure de 5 cm a de très petites pattes (pour la femelle) et celles du mâle ne sont guère plus longue; de plus il ressemble à un petit crapaud tout gris. Il est terrestre mais vit généralment avec des congénères de son espèce près des points d'eau. Son proche-parent le sonneur à ventre jaune à en effet le ventre d'un magnifique jaune orné de quelques tâches noires et rouges, mais son dos ressemble plutôt à une "tâche" de terre. Quand il se sent menacé (souvent par les hérons et autres grands échassiers), ce petit crapaud se retourne exposant alors à ses prédateurs ses vives couleurs qui dissuadent ainsi l'attaquant. Si cette méthode ne suffit pas il éjecte un liquide nauséabond et empoisonné. Comme l'alyte ils font tous deux partie de la famille des discoglossidés et sont désormais rares. Le sonneur passe quant à lui une grande partie de son existence dans l'eau. Il possède un cousin originaire d'Asie et d'Europe centrale qui est vendu en animalerie : le sonneur à ventre de feu (photo ci-dessous). Malheureusement il est souvent relâché dans la nature et menace son cousin autochtone.

 Sonneur à ventre de feu

La rainette verte

 Rainette verte

La rainette verte est souvent confondu avec la grenouille verte, mais elles sont cependant faciles à différencier : la rainette verte n'a pas de tâches sur le corps, mais des bandes marrons qui partent des yeux pour rejoindre les pattes avants et elle est plus petite : elle ne dépasse pas 5 cm de long ! Elle vit toujours au bord de l'eau (pourvu qu'il y est une roselière) mais ne se mouille pour ainsi dire jamais. Malgré son chant très sonore elle reste très difficile à voir. Elle peuvent se cacher par centaines dans une même roselière ! Elles sont surtout actives le soir où elles s'aventurent jusque dans les gamelles d'eau des chiens ou des chats ! On la rencontre de mai à octobre. Après cette période elle entre en hibernation. Elle se nourrit exclusivement d'insectes. Elle est en forte régression partout dans son aire de répartition.

La salamandre

  Salamandra salamandra

Malheureusement pour elle, la salamandre est victime de nombreuses croyances populaires qui lui sont fatales : qu'elle est soit disant engendré par les flammes la rend aux yeux de certains créature maléfique, et bien d'autres choses fausses encore. Elle est désormais en régression partout dan son aire de répartition. La salamndre mesure environ 20 cm et se nourrit d'insectes, vers de terre, limaces et araignées. Elle ne vit dans l'eau qu'au stade larvaire. Le reste de son existence est terrestre et on la trouve une fois adulte en forêt, dans les haies et les champs. Elle ne se rend au bassin que pour de très rares occasions : reproduction de février à avril et parfois en automne quand le temps s'est rafraîchi. Une fois sortie de l'eau pour devenir enfin adulte la salamandre, qui n'a pas ses glandes à "poison" bien développées est la proie de nombreux animaux : gros crapauds, carabes violacés, couleuvres, vipères, lézards, chats, chiens, sangliers et bien d'autres encore. En revanche à l'âge adulte elle n'a plus aucun (ou presque) prédateur. Chaque année elles sont écrasées par centaines sur nos routes, malheureusement. On a déjà vu des grenouilles rousses tenter de s'accoupler avec des salamandres, mais bien sûr il n'y a eu aucun résultat. Il faut éviter de la toucher car un poison recouvre sa peau. Il n'est pas mortel, mais peut irriter gravement la peau.

Le triton

 Lissotriton vulgaris

Le triton est souvent confondu avec sa proche parente ou avec un lézard. Voilà quelques astuces pour les différencier déjà avec la salamandre : le triton vit dans l'eau sauf quand il vient juste de devenir adulte (c'est la phase terrestre) alors que la salamandre est terrestre, il est beaucoup plus petit 7 à 8 cm (les grosses salamandres se nourrissent même de tritons !) et de plus il a des couleurs moins vives (sauf triton alpestre et triton marbré). pour le différencier du lézard maintenant : le triton est là aussi beaucoup plus petit, il vit dans l'eau (alors que le lézard ne va dans l'eau que pour attraper à quelques occasions des insectes aquatiques) et surtout le lézard est un reptile donc il a des écailles et pas le triton qui est un amphibien. Malheureusement le triton est de plsu en plus rare. Il a énormément régressé partout où il était présent. D'après certaines estimations ils sont dix fois moins nombreux qu'il y a deux siècles ! Ils sont devenus rares du fait de l'agriculture intensive car ils sont très sensibles aux pollutions de l'air et des sols, du fait de l'assèchement volontaire de nombreux points d'eau et de la capture exercée par certaines personnes pour le détenir en captivité. Depuis quelques années une nouvelle menace pèse pour notre triton : les tritons vendus en animalerie (triton à ventre de feu et autres espèces chinoises et japonaises) sont utilisés comme ornement pour bassin; ils s'échappent dans la nature où malgré leur fragilité ils arrivent à se reproduire et à prendre la place de leur cousin européen.

  Hypselotriton orientalis (Ci-contre : triton oriental, une menace asiatique)

 


 

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